J’achète et je vends quoi ?

15 12 2008

Les marchés de capitaux se subdivisent en marchés de devises, de taux et d’actions.

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· Marché des changes = marché de devises = « FOREX (FOreign EXchange »= « FX ». Le marché des changes, en fait les marchés des changes, est le marché ou s’échangent les unes contre les autres les monnaies des différents pays. Ce sont principalement des marchés de gré à gré ou interbancaires soit au téléphone ou par le biais de plateformes électroniques (prestataires : Reuters, Icap-EBS, FXall, Baxter-FX essentiellement). Les opérations réalisées en bourse ne constituent plus qu’une infime partie des transactions.

Compléments dans mémento complémentaire.

· Marché de taux = marchés obligataire et monétaire = « Fixed Income ».

Le marché des taux est le marché où se rencontrent les emprunteurs (« borrowers ») et les prêteurs (« lenders »).

Marchés à revenu fixe par opposition aux dividendes des actions puisque pour une période donnée le revenu (l’intérêt) est défini. Le prêteur va percevoir à échéance fixe un intérêt défini à l’avance.

o Marché obligataire = « bonds market » : emprunts à moyen long terme > à 5 ans, qu’ils soient émis par un Etat, une institution financière ou une entreprise. Les Etats et les entreprises sont structurellement emprunteuses pour financer leurs investissements alors que les banques sont structurellement prêteuses (de par les dépôts que font leurs clients).

L’emprunteur va émettre un emprunt ou une obligation (termes synonymes) en définissant le montant et la durée de l’opération.

Bien que ces marchés soient dématérialisés, ne soient plus représentés par des supports papier comme pour les bons vieux emprunts russes, la terminologie utilise toujours le terme de « papier » pour désigner un titre.

Le taux auquel il va emprunter va dépendre quant à lui de la perception qu’ont les prêteurs du risque que représente l’emprunteur. Les prêteurs pourront s’en faire une idée soit en réalisant leur propre analyse financière sur l’emprunteur soit à partir des notations émises par les agences spécialisées (voir ci-dessous).

Le taux va aussi dépendre des emprunts d’Etat qui sont considérés comme des emprunts de référence (« benchmark»).

L’emprunt une fois émis passe au marché secondaire et une véritable cotation se met en place. Le prix du papier est souvent calculé sur la base : 100 – le taux d’intérêt. En ce cas une obligation qui vaut 93 assure un rendement de 7%. Le prix va donc varier de façon inversement proportionnelle au taux.

o Marché monétaire = « money market » : emprunts < à 5 ans. C’est le marché sur lequel se refinancent les institutions ou sociétés en situation de trésorerie débitrice et ou placent les institutions ou sociétés en situation de trésorerie excédentaire. Les intervenants peuvent être alternativement l’un ou l’autre. Ex : EDF facture le courant électrique une fois par trimestre à ses clients individuels. Il va donc y avoir tous les trois mois des rentrées massives de fonds qu’EDF va placer à court terme. En revanche ses charges sont plus étalées dans le temps et elle peut avoir besoin d’emprunter les 15 derniers jours pour « faire la soudure ».

Bourses électroniques obligataires : Euro MTS en Europe.

Les grandes références en terme de taux, ou « interest rates » sont :

Ø Court terme : LIBOR, London Interbank Offered Rate, taux en Dollar et en Sterling fixés (définis) quotidiennement par la British Banker Association à Londres (organisme professionnel regroupant les principales banques de la place, équivalent de l’Association Française des Banques - AFB) pour des échéances allant de 1 jour à 1 an en passant par 1mois, 3mois et 6mois. Cette référence est contractuelle mais unanimement reconnue. Les agences d’information et le site de la BBA affichent les références LIBOR. L’impression de l’écran fait foi.

Euribor : Taux de référence pour les taux courts terme en Euro.

Ø Moyen – Long terme : les emprunts d’Etat ou « Treasuries » constituent la référence : Bonds américains, Bunds allemands, OAT françaises (Obligations Assimilables du Trésor)… Si l’institution possède le statut de SVT, Spécialiste de Valeurs du Trésor, elle est donc habilité à traiter sur le marché primaire des emprunts d’Etat français. Source de rémunération, c’est aussi important pour l’image de marque.

· Marchés actions (« stocks »): sur bourses organisées, sur bourses électroniques.

L’acheteur d’une action achète un titre de propriété, il va donc participer aux gains et aux pertes de l’entreprise. En cas de gains, l’entreprise peut lui verser une part des bénéfices sous forme de dividendes. L’actionnaire (« shareholder») a en théorie plus de pouvoirs que le prêteur sur la direction de la société.

Les opérations peuvent être traitées sur deux types d’institutions :

Ø Bourses électroniques actions : Instinet (fusion de Instinet et Island ECN), Nasdaq, Nyse-Arca (ex Archipelago), Bloomberg Tradebook …appelés ECN (Electronic Communications Networks). En général l’accès est réservé aux courtiers. Aux E.U ces courtiers en ligne sont régulés par la S.E.C (Security Exchange Commission) sous l’intitulé de « Alternative Trading Systems » ou ATS. Les réseaux électroniques des courtiers classiques n’en font pas partie.

Ø Bourses physiques : Euronext (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et marché à terme de Londres : Liffe) Deutsche Borse, Londres, Nyse, Tokyo …Seuls les membres y accèdent.

Agences de notation ou « Rating agencies»: Moody’s, Standard & Poors, Fitch. Ces agences définissent le risque de défaillance de paiement des contreparties. Elles « notent » régulièrement la solvabilité des émetteurs qu’ils soient Etat, institution financière ou société. Il se peut qu’une société soit notée même si elle n’est pas cotée en bourse du fait qu’elle aura émis des obligations qui, elles seront négociables. Ex : EDF. La notation est aussi appelée « rating ». Par ailleurs les investisseurs sont de plus en plus sensible au rating social tel que défini par des agences comme Vigeo. Ces dernières années les agences de notation sociale et environnementale ont fleuri : voir l’article de 2005 qu’y consacre la revue Novethic.

La notation est constituée soit d’une combinaison de 3 lettres soit d’une combinaison de 3 lettres et de chiffres. Elles se rejoignent pour noter AAA le meilleur risque.


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