Ils sont de 2 ordres : celui de perdre de l’argent en raison des mouvements quotidiens des marchés, et ceux dus au risque de ne pas être payé.

Risques liés aux variations de prix sur les marchés :
· Risque de change. (« Currency risk ») C’est le risque lié à l’écart de prix entre le moment d’achat et le moment de revente d’une devise contre une autre. Si à un instant T, le cours de l’Euro contre Dollar est de 1,2625, je paierai 12,625 millions de dollars pour acheter 10 millions d’Euro. Supposons que 30 secondes plus tard le cours soit passé à 1,2627, je peux alors revendre mes 10 millions d’Euro contre 12,627 millions de Dollars. En 30 secondes j’ai donc engrangé 2 000 dollars ou 1 584 Euros…
· Risque de taux (« Interest rate risk »):
o Un emprunteur à taux variable est exposé à une hausse des taux : si les taux montent, il paiera plus cher ses échéances d’intérêt.
o Un prêteur à taux variable est exposé à une baisse des taux : il percevra moins si les taux baissent que s’il avait fixé son taux au démarrage de l’opération.
o Un emprunteur à taux fixe est exposé à une baisse des taux : ses échéances lui couteront plus cher que le prix du marché si les taux baissent.
o Un prêteur à taux fixe est exposé à une hausse des taux : en ce cas il aura un manque à gagner.
· Mesure des risques sur les portefeuilles :
Les institutions financières utilisent différents modèles pour appréhender leurs risques de portefeuilles. Le plus usité est celui de « Value at Risk [en français : Valeur à Risque, créé par JP Morgan en 1994]. La société RiskMetrics en a repris le modèle.
Définition proposée par la Documentation Française : « Estimation statistique ex ante des pertes éventuelles maximum qui pourraient résulter des positions prises sur les marchés. Cette perte potentielle est mesurée sur un intervalle de temps et avec une probabilité donnée. Cette technique tient compte de la volatilité des marchés, des corrélations existantes, de la comparaison et de l’agrégation des risques pris sur les différents marchés. » . L’analyse de VaR ne permet pas de tout mesurer ni de tout appréhender.
Les salles ont recours à des techniques mathématiques et statistiques de plus en plus sophistiquées. Citons la méthode dite de Monte Carlo pour calculer des prix et des stratégies de couvertures sur les produits les plus complexes.
Les institutions procèdent à des simulations avec scénarii catastrophes, ces simulations sont appelées « stress tests ». Malheureusement à fin 2007, ce type d’analyse était toujours peu répandu.
Risques non liés aux variations de prix :
· Risque de liquidité :
o Pour un emprunteur ou un acheteur = difficulté à trouver du crédit.
o Pour un prêteur ou un vendeur = impossibilité de liquider un actif avant son terme.
· Risque de contrepartie ou de crédit = éventualité qu’une contrepartie ne remplisse pas ses obligations (ex : le remboursement d’un emprunt). Ce risque inclus :
o Le risque pays,
o Le risque sur les autres institutions financières,
o Le risque sur les clients.
· Risque de principal = risque qu’une institution paie un titre, une devise… mais ne reçoive pas en retour la contrepartie.
· Risque de remplacement = risque quand la contrepartie fait défaut à la date de règlement de l’opération. L’institution se retrouve malgré elle en position ouverte et va devoir la solder quelque soit le cours du moment.
· Risque systémique = risque lié au fait qu’une institution faisant défaut, entraine dans sa faillite d’autres établissements. C’est l’effet « dominos ».
· Risques opérationnels :
o Causes internes et dont les pertes peuvent être anticipées :
Ø défaillance des systèmes d’information,
Ø dysfonctionnement des outils de contrôle,
Ø erreurs de management.
Ø erreurs humaines, voire fraudes.
o Causes externes et dont les pertes ne peuvent pas être anticipées :
Ø évènements politiques,
Ø catastrophes naturelles.
La problématique est triple : quelles techniques implémenter pour :
· la surveillance ?
· la prévention ?
· le contrôle ?